L’esprit de cette résidence est animé par le souhait d’ouvrir aux artistes invités (un artiste ou un collectif) un espace fécond de travail sur le chemin d’une création, scénique, plastique, littéraire, performance…
La pertinence de cet espace pour les artistes invités tiendra notamment aux résonances possibles entre la nature de l’œuvre – contenu ou forme – et la texture spécifique des paysages environnants, éléments naturels, pentes, verticalités, reliefs, horizons, auprès desquels ils joueront le jeu d’une immersion sensible.
Leur création en cours inventera, le cas échéant, une façon de se nourrir des ressources du territoire, et notamment des ses richesses humaines.
Enfin, de manière libre et désolidarisée de l’acte spectaculaire, le travail sera mis en partage avec le souhait de susciter une approche au plus serré de l’acte de création en train de se faire.
Avec la complicité d’activistes de l’invisible, Ivana Müller propose de réparer l’invisible. De créer et partager les nouvelles utopies intimes d’un lieu proposant des actions collectives qui font place à la notion de réparation – la réparation, entre ce qui maintient et génère, les lignes de vitalité d’un corps collectif. Rencontres, marches collective, actions performatives, processus d’apprentissage, séances de racontage d’histoires, assemblées de broderie, veilles nocturnes… autant de rendez-vous que propose Ivana Müller pour faire communauté et se réapproprier nos lieux de vie.
Ivana Müller crée des poétiques du langage et du corps à travers un travail chorégraphique, théâtral et performatif. Dans l’entrelacs d’installations et textes, elle revisite la place de l’imagination et de l’imaginaire, questionne la notion de « participation ».
Bien qu’elle crée sous différentes formes, le théâtre reste le principal contexte dans lequel elle développe et présente son travail. Ses pièces – parmi lesquelles While We Were Holding It Together (2006), We are Still Watching (2012), Hors champ (2017) – ont été produites et présentées dans certains des principaux festivals et lieux de théâtre en Europe, aux États-Unis et en Asie, au cours des douze dernières années.
En 2007, Müller a reçu le prix Charlotte Koehler du Prins Bernhard Fund (NL) pour son œuvre, ainsi que le prix Impulse Festival & Goethe Institute pour sa pièce While We Were Holding It Together.
Depuis 2022, elle est artiste associée au Pacifique-CDCN à Grenoble.
Pour sa deuxième résidence Labo, Scènes obliques a ouvert ses portes aux performers Natalia Lopez et Abraham Poincheval. Le duo a choisi d’habiter le vide d’une station de sports d’hiver pour mener un travail de recherche et d’écriture sur la pratique du colportage intitulé « Bifurquer ». Celui-ci a été présenté à l’occasion de la trentième édition de L’Arpenteur.
Pendant deux ans, Natalia Lopez et Abraham Poincheval se sont immergés dans les épaisseurs de la montagne, arpentant, cavalcadant, creusant, nageant du ciel à la roche, par le texte, les images ou l’emprunt aux figures qui font l’histoire de la montagne comme le colporteur, le conteur…
En 2023, Scènes obliques a co-produit la création O en apportant son soutien en résidence à la Cie Rhizome et en proposant deux représentations du spectacle à L’Arpenteur #28.
Fondée en Bretagne en 2009, l’association Rhizome porte les projets artistiques de Chloé Moglia en France et à l’étranger. La suspension et les arts martiaux sont les matières-racines qui fondent l’approche artistique de Chloé Moglia. Leur croisement donne lieu à des spectacles et des performances reliant les sphères du penser et du sentir, à un partage de «rêveries – réflexives» avec le public. Défendant une pensée incarnée, autant qu’une corporéité sensible, Chloé Moglia s’attache à déployer attention et acuité en liant pratique physique, réflexion et sensitivité.
Elle assure la direction artistique du Rhizome depuis son émergence en 2009.