



















A l’heure de l’urgence climatique, Scènes Obliques s’empare de la question de la transition en moyenne montagne et investit ainsi des espaces non conventionnels de culture en prise avec le paysage. En ouvrant des formats de conversations où s’enchevêtrent les paroles d’habitant.es, de grands témoins, d’artistes, de chercheur.euses, l’association imagine un temps pour découvrir d’autres regards, se rencontrer, réfléchir et esquisser ensemble de possibles pistes d’avenir pour la montagne. Un rendez-vous à l’automne, dans la station de Prapoutel Les 7 Laux.
Si on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve, jamais nous ne marchons ni ne skions deux fois sur la même neige... Y’aura-t-il de la neige en octobre ? Rien n’est moins sûr, mais c’est pourtant les flocons que nous explorerons : leur diversité, leur apparition, leur disparition, leur couleur scientifique, politique et poétique. Pour la 4ème année, Scènes obliques convie habitant.es, chercheur.euses, artistes à converser en altitude, à l’étage de la station de ski suspendue entre deux saisons. Dans cet interstice temporel, il s’agit d’ouvrir l’espace de nos perceptions, expériences, réflexions et imaginaires pour s’interroger sur ce bien commun, ce grand manteau blanc qui ne tombe pas du ciel sur commande, d’approcher sur la pointe de pied l’avenir qui commence aujourd’hui, en altitude où les changements s’éprouvent déjà , où il n’y a plus de saisons mais de nouvelles pistes à inventer.
Après la sortie remarquée de son premier livre Lignes de vies, co-écrit avec André-Vianney Espinasse et publié aux éditions Les Echelles, Eric Savoldelli travaille à l’écriture de son prochain livre Ceux qui restent à paraître en 2026. Cette semaine, il est accueilli en résidence d’écriture à Prapoutel Les 7 Laux par Scènes obliques qui vous invite à le rencontrer à la librairie L’Arrosoir.
Créée en 1930, la station de Céüze 2000 dans les Hautes-Alpes a fermé en 2018. Hier emblématique du ski pour tout un bassin de vie, son actualité en fait aujourd’hui un cas d’école dans le cycle des fermetures de stations en moyenne montagne. À travers l’expérience vécue, le résultat d’une enquête pragmatique et l’analyse du phénomène à l’échelle des Alpes, revenons sur l’histoire de Céüze pour en comprendre la force des attachements et les défis à relever.
Dans sa pratique de la photographie, Alexis Bérar entremêle les champs du documentaire et de la fiction. Son regard se porte sur les indices, les traces, les accidents qui racontent l’infra-ordinaire d’une montagne habitée et revisitée. Arpenteur et glaneur, il décompose et recompose un paysage chargé de mémoire, d’émotions et de questions.
→ Retrouvez l’exposition au VVF tout au long de L’Esprit des lieux.
Comment approcher la montagne comme lieu de vie et/ou de désir, qu’on soit chercheuse ou artiste ? Veronique Reynier s’intéresse à celles et ceux qui la vivent au quotidien, à la manière dont ils se représentent leur espace de vie. Simon Gauchet s’imprègne de la rencontre avec des territoires pour créer de nouveaux imaginaires. Comment ces démarches se rencontrent-elles face à la nécessité de trouver une manière d’habiter la montagne de demain ?
Un concert cinématographique comme une invitation à traverser la montagne en s’éloignant des images de cartes postales auxquelles elle est très souvent assignée. Sur scène, une harpe et une basse dialoguent, jouent avec l'image et les sons du paysage. Oscillant du folk au classique, elles empruntent des chemins de traverse pour composer, dans les pas des troupeaux, le portrait kaléidoscopique et sensoriel d'une montagne en pleine transformation.
Des professionnels qui travaillent avec la neige - qui l’étudie, la scrute, la travaille, la fabrique, la skie, la brave, l’attendent, la dessine… témoignent de leur relation à cet élément qui se transforme et transforme les pratiques et les métiers.
En préambule de la conversation sera projeté le court-métrage Ma vie de flocon, voyage au cœur du manteau neigeux d’Aurélien Trudor.
Après six jours de travail à Prapoutel, Eric Savoldelli nous dévoile un peu des planches et de l’histoire d’un roman graphique encore en chantier, toujours plus près du but !
Comme chaque année, des habitant·es jouent les guides de la sation pour faire découvrir les histoires cachées de l’or blanc à Prapoutel. La balade se finira avec le spectacle La Neige est blanche de la compagnie In Vitro au pied des pistes…
Alors qu’elle s’enfonce seule dans les pentes, une jeune adolescente déroule sa vie de sportive de haut niveau, mais aussi le désir de la neige, le massif, la vitesse, le corps en effort, la joie, l’adrénaline, la montagne et l’envie de se fondre en elle. Un seul-en-scène pour tisser un dialogue avec le vivant et l’avenir de la montagne quand la neige disparaît.